Les Scouts de Sophia - Valbonne - Biot

Camp d’été des bleus

Un camp de folie à Praléron

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Cet été, les Scouts et Guides de Valbonne ont passé le camp d’été dans la base scoute de Praléron, dans l’Isère. La base comporte 5 lieux de camp répartis autour d’une ancienne bergerie, ce qui nous a permis de rencontrer des unités venues d’autres coins de la France. La bergerie sert à la fois de cellier, de rangement pour les outils, de lieu de réunion pour les chefs et de refuge en cas de tempête (à ne jamais sous-estimer). Si on rajoute les points d’eau et les douches installés dans chaque lieu de camp, ce lieu possède tout le confort que peuvent espérer des scouts pour passer un camp de folie. Et puis, j’allais oublier : la vue ! Perdu au milieu du relief isérois, Praléron offre un point de vue magnifique sur la vallée et, au loin, sur les Alpes. La cerise sur le gâteau.

Samedi 7 juillet. Après 4 heures de car, la tribu arrive au lieu de camp. Les jeunes découvrent le vaste et pentu lieu de camp qu’ils occuperont pendant 2 semaines. Les garçons plantent leurs tentes en bas de la pente, les filles un peu plus haut et le lieu de vie commun sera établi encore plus haut sur le seul endroit plat. Les premiers jours du camp permettent de construire une table commune, des tables d’équipage, de creuser deux feuillets et de monter le marabout. Les velléités de tentes surélevées seront malheureusement arrêtées par les chefs après qu’une table d’équipage et des hamacs se soient écroulées. Pas de table à feu construite non plus car le feu est interdit en cette période estivale. La tribu se suffira donc de ses installations.

Le camp fut ponctué de plusieurs grands moments. Le premier fut l’explo : chaque équipage est parti à pied pendant 2 jours pour dormir chez différents habitants. Ce fut l’occasion de profiter des paysages isérois et de rencontrer des locaux. Par exemple, l’équipage de Tristan a eu la chance d’assister à la traite des chèvres dans une chèvrerie et de goûter au fromage qui y est produit. Après le retour de tout le monde sain et sauf, la tribu a mérité un bon repos. Le lendemain, la finale de la Coupe de monde a été projetée dans la bergerie. Nous avons eu la joie de partager la victoire française avec des louveteaux-jeannettes grenoblois. Encore un jour plus tard, les équipages ont pu mettre en avant leurs talents culinaires en s’affrontant lors du traditionnel « concours cuisine ». Si l’entrée jambon-melon a été surexploitée, les plats et les desserts ont été plus originaux. Tout le monde s’est amusé et a bien mangé (surtout les chefs). Le soir-même, les « première année » ont vécu un moment fort : la cérémonie de la promesse a officialisé leur engagement à être utile à la tribu. Les « troisième année » ont aussi eu le droit à un temps particulier en marchant pendant une journée afin d’atteindre le sommet du Platary (1586 m). Bravo à eux d’avoir grimpé ce mont abrupt.

La fin du camp a été marqué par de nombreux jeux. La journée des olympiades a permis de tester la force, l’habileté, la malice et l’entraide des jeunes. Après de multiples épreuves, le ventriglisse fut le clou du spectacle. Toute la tribu a pris du plaisir à glisser sur des bâches savonneuses sous un grand soleil. Un jeu en commun avec toutes les unités présentes à Praléron a aussi été organisé. Les jeunes devaient trouver un trésor caché dans la forêt et défendu par les chefs. Ils pouvaient le chercher tant que les chefs ne déchiffraient pas le numéro inscrit sur leurs bandeaux. À la suite d’une longue bataille, le trésor plein de friandises a été découvert et partagé par tous les jeunes. Nos bleus ont tellement aimé rencontrer d’autres scouts qu’ils ont aussi joué à une thèque nocturne avec les scouts de Crussol. En plus de ces temps de partage avec les autres unités, des veillées et grands jeux ont rythmé notre camp dans un imaginaire futuriste : après qu’une catastrophe climatique a détruit leur village, les habitants du futur ont besoin de l’aide des scouts pour le reconstruire et lutter contre la domination du technophile M. Gagnatou.

Les bleus ont ainsi passé deux semaines de camp sous un temps très ensoleillé et parfois tempétueux. Les relations ont été bonnes entre les jeunes, grâce à quelques modifications d’équipages, et avec les chefs. La tribu a passé beaucoup de temps à cuisiner afin de bien manger (pas de pâtes une seule fois !), au détriment parfois d’autres activités. Mais l’imaginaire et les animations principales ont pu être organisées pour le plaisir de chacun. Bref, on a passé deux chouettes semaines. Merci à tous !

 

PS : Je recommande aux chefs qui le peuvent d’organiser le concours cuisine le jour de leur anniversaire. Perso, j’ai adoré.

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